Carnets Jurassiens

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Administration et chaos

La machine avance, l’homme recule…

Le mercredi 27 décembre 2017, par Bernard Roux

La machine administrative fait partie de ces clichés inusables et polysémiques qu’on finit par ne plus voir, en retour du compliment selon lequel elle serait aveugle. Bref, elle est intégrée dans la révolution managériale, dernier avatar de la religion industrielle dont Pierre Musso s’est fait l’analyste (au sens de la psychanalyse) dans son livre éponyme (Arthème Fayard-2017).

En faisant converger ingéniérie et sociologie, la machine administrative n’est pas pour autant à l’abri de sévères ratés qui marquent cruellement le recul de l’humanisme.

L’insoutenable

La tragédie récente de l’accident de Millas vient d’en donner la démonstration. Ainsi les parents des petites victimes ont reçu du collège l’avis d’absence de leur enfant. L’ordinateur ignorait tout y compris les paroles des plus hauts représentants de l’État.

Les concepteurs et les desservants du sacro-saint logiciel, n’avaient pas intégré les données d’une telle situation. On comprend le fondement des colères et des rancoeurs à l’égard d’un État fonctionnant comme Janus alors qu’il se veut protecteur dans l’absolu. Une analyse en profondeur de ce malheureux scénario apparaît urgente.

Mais dans l’immédiat, les familles exigent des excuses présentées, au nom de l’État, par le préfet.

Le muable

C’est là où on perçoit que la fonction préfectorale mérite d’être réévaluée. En effet, au niveau des départements, elle a été bousculée, sinon remise en cause, par le phénomène de la décentralisation et les aléas de la déconcentration.

De là sont nés ces fameux experts de tout poil incapables de maîtriser les mouvements browniens du système qu’ils contribuent à construire.

Or, dans une société où plus que jamais le thème de la sécurité la ronge de l’intérieur, le préfet apparaît comme l’incarnation de l’État. Il en est le visage humain et, en même temps, l’artisan des proximités de la République.

C’est à lui de réparer les erreurs, de panser les plaies, de renforcer le tissu humain. Il doit le faire avec tact et empathie, non sans contredire la nécessaire discrétion dans la mesure où il se doit de faire connaître son action.

Tout cela passe pour armer ce profil de haut-fonctionnaire par l’obligation de leur inculquer une culture approfondie de la sociologie et de l’anthropologie culturelle.

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