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Un enjeu sociétal

Faut-il judiciariser l’accompagnement social ?

Le samedi 28 octobre 2017, par Blanche de Mirebel

Le secteur médicosocial doit s’attendre à moult tempêtes d’autant plus que son champ d’action au nombre de personnes à accompagner ne peut que s’étendre. La gestion des ressources humaines professionnelles risque d’apparaître quantitativement et qualitativement insuffisante d’autant que le profil des personnes accueillies est de plus en plus complexe – ce qui appelle un relèvement des exigences professionnelles.

C’est dans ce contexte global qu’on voit naître des pratiques qui interrogent. En effet, des travailleurs sociaux portent désormais plainte contre des personnes handicapées mentales, lestées très souvent de troubles associés. Celles-ci ont bousculé physiquement, parfois à cause d’une parole maladroite, la personne chargée de suivre leur parcours dit personnalisé.

D’un point de vue légal, le « plaignant » est dans son droit. Il peut même aller plus loin et doit alors adopter une position logique face à l’affirmation qu’une personne handicapée est une citoyenne comme les autres. Et pourtant il convient de s’interroger plus en profondeur.

Prendre en compte l’Autre nécessite une remise en questions

Quand le siècle entre dans les murs d’institutions patentées (son histoire, son adaptation aux temps sociaux et culturels), le climat évolue. Les nouveaux résidents arrivent presque tous avec leur téléphone portable, indice signifiant. Ils viennent avec leur histoire personnelle, leur rage de ne pas être vus d’emblée chacun dans leur singularité, partageant certes la vie de groupe.

Parallèlement, le travailleur social vient lui aussi marqué par sa propre histoire (qui, dans certains cas, contribue à son style d’intervention). Lui aussi recherche une triple reconnaissance : celle de sa personne, de son travail et de son efficience.

Prendre en compte l’Autre nécessite une remise en questions. Or cela devient brutal quand il doit affronter une rage imprévisible aux motifs qui n’apparaissent pas toujours sur l’instant.

Des moyens autres que judiciaires...

Alors faut-il judiciariser l’accompagnement social ? Tandis qu’une formation professionnelle continue donne au travailleur social de nouvelles compétences humaines et professionnelles…

Faut-il le faire quand l’employeur s’ingénie depuis plusieurs années à offrir à ses collaborateurs des consultations gratuites et anonymes auprès de psychologues et psychiatres pour apaiser leurs souffrances ?

Car il existe des dispositifs écrits dans le livret de séjour remis aux résidents et connu des familles. Ainsi on peut faire appel à des moyens plus adaptés telle la procédure de recours à la loi qui démontre au fautif qu’il y a une autorité extérieure (un représentant de la gendarmerie) faisant acte de pédagogie. De plus il existe une batterie de sanctions proportionnées.

Faut-il judiciariser l’affaire ? Sans affaire grave, les motifs ne manquent pas pour s’y opposer. Telle est notre option.

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