Carnets Jurassiens

Les Carnets Jurassiens s’intéressent à la vie économique, politique, sociale, culturelle et environnementale du Jura d’abord, de la Franche-Comté ensuite - plus loin encore si nécessaire !
Accueil du site > Portraits > Claude Laurent, baroudeur du cinéma régional
  • Calendrier
«mars 2016»
lun.mar.mer.jeu.ven.sam.dim.
123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031

Aujourd'hui lundi 18 dcembre 2017

  • Infos
  • Dernière modification :
    Le samedi 9 décembre 2017
  • Statistiques contenus :
    Articles : 399 -  Brèves : 7
    Sites : 2 -  Auteurs : 17
  • Statistiques visites :
    Aujourd'hui : 485 -  Total : 524435
  • Article

Claude Laurent, baroudeur du cinéma régional

Le lundi 14 mars 2016, par Bernard Roux

Sorti de l’adolescence, Claude Laurent s’est rêvé producteur de cinéma. En fait, il a toujours été un militant du Septième Art, et pour son inscription dans le monde et l’actualité, et pour son esthétique. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il a été marqué par un voyage à Cuba, le mythe Che Guevara et la luxuriance des images comme des paysages.

Tout ceci ne pouvait qu’en faire un animateur au sein de la MJC de Dole. Il faut l’entendre raconter (notre homme est très disert lorsqu’il est en confiance !) comment il avait mobilisé quatre bus de jeunes Dolois découvrant le festival de Cannes. C’est à Dole qu’il réunit autour de lui des passionnés avec qui il fonda le Centre franc-comtois du Cinéma (CFCC) en avril 1984. Denis Belpois (voir les Carnets Jurassiens du 7 février 2016) et Thierry Rousseau (CJ du 6 décembre 2015) sont toujours là.

Claude Laurent a vu le CFCC comme un bureau d’accueil des tournages et un animateur de terrain pour la grande aventure cinématographique.

À partir de la MJC et en lien avec Richard Edwards, alors directeur de la Saline royale d’Arc-et-Senans, il réussit à obtenir de Jack Lang un million de francs pour acheter le matériel nécessaire. Il faut noter que notre baroudeur partageait dans le même temps une passion pour la presse en tant que correspondant des Dépêches et caméraman pour France 3.

Mais il est un homme qui fut son mentor, Jacques Gajos, directeur de la Femis et directeur du développement régional du cinéma. C’est peut-être à ce moment que fut semée la petite graine qui fait actuellement de l’Irimm (Institut régional de l’image et du multimédia, héritier du CFCC) un pôle d’éducation à l’image.

Si Claude Laurent souffrait et soufre encore des abandons du Conseil régional de Franche-Comté, il n’en garde pas moins la satisfaction d’avoir été le baroudeur imité par l’ensemble des régions de France. Et cela d’autant plus que le bateau est mené avec brio par Thierry Rousseau.

Car depuis 1985, avec l’appui de ses proches, Claude exploite les trois salles de cinéma de Champagnole baptisées « Trois Républiques ». On retrouve l’attachement aux idéaux de la République et à ses combats passés et présents. Le premier film qu’il présenta en tant qu’exploitant fut « La forêt d’émeraude » de John Boorman dont le thème reste plus que jamais d’actualité.

Claude Laurent garde son âme de baroudeur au-delà de blessures et des désenchantements. La vertu du cinéma est bel et bien là : toujours mettre en mouvement !

  • Il n'y a aucune image...
  • Il n'y a aucun document...
  • Il n'y a aucun mot-clé...
  • Il n'y a aucun commentaire...
Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP | Mgs MGS