Carnets Jurassiens

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Ah, la vie politique....

L’éternel retour du désir du centre : Yes, in France, we can !!!!

Le lundi 6 avril 2015, par Bernard Roux

Les médias, pour des raisons qui leur sont propres (légèreté, goût du sensationnel, volonté plus ou moins affirmé de créer l’événement) finissent par perdre la boussole. Certes, ils y sont souvent aidés par ceux qui font profession politique et à qui le goût des petits phrases fait perdre leur chemin – si tant est d’ailleurs qu’ils en aient un , de cheminement loyal et durable. Bref.

Que cela nourrisse le populisme est évident. Encore faut-il savoir ce que cela veut dire. Le remarquable et inoxydable dictionnaire culturel d’Alain Rey (Le Robert 2005) le définit comme « tendance politique qui prétend défendre les intérêts des peuples en s’opposant aux institutions et aux méthodes démocratiques, aux médiations traditionnelles, aux élites et aux représentants des pouvoirs établis. »

Ce sens apparait dans les années au moment même où la Constitution de la Ve République faite à la dimension gaullienne perdait de sa force avec la disparition de son père, en accusant une bipolarité exagérée dans ses causes et effets..

La stabilité tant recherchée était maintenue tant bien que mal mais en faisant perdre son sel à la cohésion nationale tout en graissant certains mécanismes de fonctionnement. L’alternance n’est en fait qu’un trompe l’œil, source de frustrations sinon de faiblesses.

Et si le Français voulait être le centre d’une politique dans une France qui soit au centre sociologiquement !?

Trois auteurs différents ont analysé le phénomène de l’instabilité ministérielle sous la Monarchie de Juillet, sous la 3e République et sous la Quatrième. En 1958, dans un mémoire fait un à l’institut d’études politiques de Paris, un étudiant remarquait qu’entre 1830 et 1848 l‘instabilité ministérielle s’expliquait ce « désir du centre » et que cela rejoignait une des conclusions retenues en 1939 par le professeur Auguste Sonier dans son ouvrage consacré à ladite instabilité sous la Troisième.

Cette antienne fut reprise dans les années 1960 par un journaliste comme André Fontaine analysant le fonctionnement de la Quatrième. D’une manière significative, Valéry Gisczard D’Estaing candidat à la fonction présidentielle avançait que la France voulait être gouvernée au centre.

Tout ceci vu dans l’histoire entendue dans le sens de la grande durée ne peut pas être écarté d’un revers de main. Il faudra bien y regarder soit dans un aggiornamento de la Cinquième République, soit dans la naissance d’une Sixième République.

Mais chaque fois la psychologie sociale du Français devra l’emporter sur l’histoire idéologique, précisément pour remettre au même plan les valeurs humaines, celles sur lesquelles la France a pu se prévaloir dans la société universelle.

Et le désir de toute société n’est –il pas d’être au centre (songeons à l’Empire du Milieu !?), en ce lieu, en ce point où naissent et se nourrissent les équilibres d’une humanité en quête justement de balle au centre. Tant qu’elle y revient, le match continue…

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