Carnets Jurassiens

Les Carnets Jurassiens s’intéressent à la vie économique, politique, sociale, culturelle et environnementale du Jura d’abord, de la Franche-Comté ensuite - plus loin encore si nécessaire !
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Développement et animation de la cité

High tech ? Non, plutôt l’artisanat traditionnel !

Le mardi 28 octobre 2014, par Bernard Roux

Les Carnets Jurassiens publient, à la suite de ce prière d’insérer, un extrait d’une réflexion menée sur le thème revisité de « Animer sa ville ». Qui est Roland Poquet ? Douaisien inspiré (Douai, département du Nord), vivant pour sa ville et son village (Esquerchin), il a mené depuis soixante ans (et continue à mener !) une vie consacrée au théâtre (une quarantaine e mises en scène au compteur), à l’éducation populaire – avec son épouse Bernadette, spécialiste des spectacles Jeune Public - , à la réflexion et à la prospective culturelle et sociale (animation de clubs, débats). L’œuvre est considérable, à partir de la création et de la direction du CAC de Douai, Maison de la Culture sans murs et hors les murs, transformé en Scène Nationale de référence.

En effet, le passeur authentique a été un des pionniers de la chorégraphie contemporaine en étant l’ami et l’accompagnateur de Carolyn Carlson, Pina Bausch et tous les grands de cet art. Aucune discipline artistique ne lui st étrangère. Le couple Poquet, enfant de Molière, est enthousiaste, cultivant chaleureusement les relations sociales de terrain. Il possède la rigueur et le savoir des professionnels tout en ayant la générosité des amateurs à qui ils font découvrir le monde, au-delà des frontières.

C’est à la lumière de cette présentation qu’il convient de lire le texte ci-après. D’aucuns ronchonneront, d’autres passeront vite à autre chose. Attention aux esprits prétendument forts ! Et pour les blasés, soulignons le syndrome du tramway, tramway honni il y a plus de 60 ans et revenu ces dernières années en fanfare !..

La transmission des savoirs...manuels

Dans un ouvrage collectif intitulé « Récit du prochain siècle »(sous la direction de Thierry Gaudin. Ed. Payot.1990), les auteurs s’évertuent à imaginer les inventions qui surgiront au cours du XXI° siècle ; ils avaient tout prévu sauf … internet ! Mais admettons que nous rêvons et que nos beaux discours sur le high tech sont, pour l’instant, lettre morte. Et restons sur les positions d’un artisanat traditionnel.

Serait-il illusoire d’imaginer la création d’ateliers communaux dans lesquels des ouvriers qualifiés – libérés du travail social, soit en raison de l’âge, soit à la suite d’un licenciement – viendraient initier des particuliers aux techniques du bricolage domestique ?

Nous l’avons dit : ces ouvriers existent qui possèdent une technique éprouvée et la mettraient volontiers au service de particuliers afin de les initier à la fabrication d’objets usuels ou à la réparation d’objets défectueux. Se mettrait alors en place une économie de l’échange et du partage à l’échelle de la ville – et même, dans un premier temps, d’un quartier de la ville. Si le lieu destiné à abriter cette activité n’existait pas, la location d’une structure en préfabriqué suffirait.

Afin d’amortir, en totalité ou en partie, cette location, ainsi que l’achat d’un minimum d’outils, la Ville percevrait une dîme sur chaque opération ; une monnaie de type S.E.L. pourrait même être créée pour la circonstance. Au-delà des services rendus par l’application de cet artisanat traditionnel, qui ne perçoit que cette démarche provoque le retour de qualités proprement humaines ? création de liens entre individus, retour à des valeurs de solidarité et d’entraide, plaisir à être ensemble … A terme, peuvent naître des actions collectives.

En conclusion, nous ferons à nouveau appel à la lucidité prémonitoire d’André Gorz : « Une politique de la ville peut donner des impulsions décisives à cette fermentation d’auto-activités … elle les appelle à se développer, leur en donne les moyens, les reflète à elles-mêmes comme étant non pas des improvisations éphémères ni des palliatifs subalternes adoptés faute de mieux, mais bien ce qu’une société qui demande à naître attend de tous et de chacun : projet commun proposé à tous, porteur de liens sociaux nouveaux » (Misères. p. 162) ….. « En changeant la ville, nous fournirons un levier au changement de société et au changement de la manière dont les personnes vivent leurs rapports et leur inhérence au monde » (Misères. p. 163).

Roland Poquet

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