Carnets Jurassiens

Les Carnets Jurassiens s’intéressent à la vie économique, politique, sociale, culturelle et environnementale du Jura d’abord, de la Franche-Comté ensuite - plus loin encore si nécessaire !
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Pépinière médicale

Combat difficile pour une expérience jurassienne médicale... en voie d’être gagnée !?

Le dimanche 17 mars 2013, par Bernard Roux

Les Carnets Jurassiens ont évoqué à plusieurs reprises le projet porté depuis août 2008 intitulé « Pépinière médicale » et conçu notamment au sein de Jura 3I, laboratoire d’idées. Comme souvent en France, tout projet innovant se télescope avec de nouveaux textes (en l’occurrence la loi Hôpital-Patients-Santé-Territoires), une nouvelle organisation administrative (à savoir la naissance des Agences Régionales de Santé ARS).

Les promoteurs de Jura 3I, bons connaisseurs de la culture publique, ont pris leur mal en patience (application ironique de la loi HPST). Soucieux de réalisme, ils dénonçaient les excès d’investissements dans des maisons de santé publique en relevant les contradictions dans les discours des décideurs de tout poil.

Une stratégie de mouvement

Cependant, un article du Quotidien du Médecin (n° 8974 mai 2011), intitulé « Dans le Jura, une pépinière pour attirer les jeunes médecins » » faisait bouger les lignes, révéler les hypocrisies et arrière-pensées, tout en donnant aux initiateurs du projet des propositions plus précises.

Tout d’abord, l’Agence Régionale de Santé, à la suite d’une démarche faite au niveau ministériel par J 3I s’intéressait plus activement au dossier. Il apparaissait qu’une combinaison intelligente entre des médecins, non découragés en cette affaire par un Conseil de l’Ordre prudent mais non ferme, était possible avec des professionnels de la gestion dans un cadre immobilier ne nécessitant pas des investissements autres que ceux d’équipements professionnels.

Patatras… Le maire de Lons-le-Saunier avait fait connaître au président de Jura 3I son souhait de « privilégier une démarche plus réaliste et dont la faisabilité à brève échéance demeure certaine « (lettre du 11 mai 2011).

Or la presse locale presque 24 mois après évoque l’échec du maire, préoccupé de boucler peu avant les élections municipales ce fameux contrat local de santé qui doit faire sa part à la médecine de premier recours. Ceci explique les retards (sans compter les embûches) pour les innovateurs de la pépinière médicale. Avec « l’élégance » propre à certains « décideurs », le maire reporte l’échec sur les lenteurs de l’administration d’Etat. Cela ne constitue qu’un exemple parmi d’autres de la manière dont on fait avancer les dossiers et solutions des problèmes. Adieu les réformes !

Des femmes de conviction

Loin de ce triste dérisoire, Jura 3I continue, encouragé qu’il est par la volonté d’au moins trois femmes médecins, professionnelles reconnues pour leur dévouement inlassable à leurs patients – et qui ne veulent se consacrer qu’à ceux-ci en étant exonérées des tâches administratives et procédurières. Bien plus, elles veulent se situer dans l’esprit intergénérationnel en participant à l’accueil des jeunes médecins – à la fois sur le plan familial et professionnel (un des fondements du concept « Pépinière »).

Il s’agirait alors avec le concours de l’ARS de faire émerger une politique de soutien concret du CHU de Besançon. Tout ceci est ressassé depuis le début par Jura 3I.

Tout ceci va si loin que les médecins volontaires étaient prêts à devenir médecins salariés dans une structure qui aurait pu être animée par la Mutualité. Celle-ci, intéressée par le concept mais tiraillée par le milieu, a avancé que la gestion de médecins salariés dans un tel contexte local ne permettait pas d’aboutir à un modèle économique satisfaisant. Cette position a réjoui quelques médecins libéraux qui ne supportent pas les initiatives mutualistes.

Concept évolutif

En fait, on ne repart pas de zéro dans la mesure où le concept initial évolue. Tout d’abord émerge la notion de tête d’un réseau irriguant un territoire autrement plus vaste que l’agglomération de Lons. Ensuite apparaît la notion de planification des interventions locales grâce à la tête de réseau. Enfin se trouvent renforcées les exigences de soutien aux professionnels accueillis.

Pour aboutir enfin, le problème n’est pas dans l’investissement immobilier, ni même dans les équipements qui pourraient bénéficier du concours de certains collectivités locales favorables au projet, qui n’auraient même pas à recourir à des mesures d’exception.

La dernière ligne droite

Paradoxalement, la dernière ligne droite est dans la création d’une structure de gestion, de coordination et d’animation. Portée par des médecins libéraux, susceptible par la suite de faire coexister des médecins salariés (si cela devait favoriser le recrutement), elle doit s’appuyer sur des professionnels du management, co-investisseurs éventuellement.

On peut se poser la question de savoir si la solution juridique innovante ne pourrait pas se trouver dans l’arsenal de l’économie sociale et solidaire, avec les adaptations nécessaires pour la profession médicale. Cette expérience pourrait bénéficier du soutien apporté par la Région Franche-Comté aux réponses économiques et sociales apportées justement par les acteurs régionaux de ladite économie.

De plus, Jura 3I s’intéresse à des exemples étrangers… La suite au prochain numéro !

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