Carnets Jurassiens

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Le billet d’Arthur

DE GÉRARD PHILIPPE AU TÉLÉPHONE PORTABLE...

Le dimanche 18 novembre 2012, par Arthur Poqrol

L’humanité avance dans un chaos indescriptible fait de pas en avant et de marches en arrière.

Notre perception de ces avancées et de ces reculs s’accorde à la durée de notre vécu, soit un demi-siècle, guère plus. Période cependant suffisante pour observer et apprécier la naissance et le développement d’un fait de société.

Dans les années qui ont suivi la Libération de notre pays en 1944, la soif de vivre, de connaître, de partager qui s’est emparée de nos concitoyens a créé les conditions d’une relation fructueuse entre le monde de l’entreprise et le monde de l’art.

Ceux qui ont connu cette période se souviennent des autocars bondés d’ouvriers se déversant dans les théâtres de la banlieue parisienne pour y applaudir Gérard Philipe au sein de la troupe de Jean Vilar et de son Théâtre National Populaire.

Le temps de la ferveur

Ce même Gérard Philipe qui, Président du Syndicat Français des Acteurs en 1958 et 1959, prédisait, dans un éditorial au lyrisme mesuré, l’avènement d’une ère culturelle sans précédent grâce aux bienfaits de la télévision …

Cet engouement du monde du travail pour une culture de qualité devait gagner certains espaces de la province. À partir des années 70, les responsables des comités d’entreprise mettaient à profit l’existence de centres culturels de proximité pour orchestrer des sorties groupées qui permettaient, aux adultes le soir et aux enfants les mercredi et samedi après-midi, d’assister à des spectacles de grande valeur artistique.

Le temps du recul

Hélas ! cette période faste devait être de courte durée. Pliant sous le double poids d’une dégradation de l’emploi et d’une société de consommation envahissante, les responsables de ces mêmes comités d’entreprise choisirent dans un premier temps les chemins de la séduction – de Jean Vilar à Robert Hossein, puis de Robert Hossein à Johnny Halliday – pour abandonner ensuite toute démarche culturelle au profit de la remise de jouets de plus en plus conséquents pour le Noël des enfants et, tout récemment, de téléphones portables pour le Noël des adultes … et des enfants !

Ainsi, en l’espace d’un demi-siècle, ont été gommées les belles résolutions du Comité National de la Résistance qui, dans son programme de 1944, prévoyait « la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée quelle que soit la situation de fortune de leurs parents ».

Les auteurs de ce programme sont restés plus discrets sur le sort des adultes : excès de prudence ou lucidité ?

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