Carnets Jurassiens

Les Carnets Jurassiens s’intéressent à la vie économique, politique, sociale, culturelle et environnementale du Jura d’abord, de la Franche-Comté ensuite - plus loin encore si nécessaire !
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Lettre citronnée...

Il se fait tard, monsieur Pélissard…

Le mardi 22 mai 2012, par Bernard Roux

Tout ce que le landerneau jurassien compte de « politiquement correct » vous prédit une réélection paradoxalement garantie par des concurrents amateurs d’intrigues subalternes et de divisions médiocres – qui feraient sourire dans un autre contexte…

Et pourtant, il se fait tard, monsieur Pélissard !

Vous vous prévalez d’une expérience nationale. Vous faites penser à ceux qui moquaient l’absence d’expérience internationale de François Hollande et qui en ont été vite pour leurs frais. Vous serez de ceux-là quand vous découvrirez combien une Danièle Brûlebois a su globaliser son expérience de terrain, ladite expérience restant pour vous un vieux souvenir rongé par l’appétit du cumul.

Ce n’est pas votre timide incursion dans la presse nationale à travers des descriptions convenues et suant l’ennui qui peut légitimer votre présence (sic) nationale même si vous êtes en quête permanente d’un statut plus valorisant.

Ce narcissisme aveuglant vous fait autoproclamer héraut de l’efficacité jurassienne… Hélas, trois fois hélas ! vous êtes l’homme du retard, monsieur Pélissard – retard dans les projets, retard dans la prise en compte des évolutions sociétales, économiques et culturelles.

La Pélissard Touch...

Homme du 19e siècle (disons 1850-1860), vous en partagez les conceptions étroites. Par peur de vous engager à long terme, vous préférez faire traîner les projets selon une méthode bien rodée.

Dans un premier temps, vous participez au tour de table tant votre obsession de figurer au générique est grande. Dans un deuxième temps, vous revenez sur la clé de répartition arrêtée entre co-financeurs. Vous trouvez un biais pour que la participation de Lons baisse en pourcentage. Résultat des courses, le chantier prend du…retard. Les coûts s’alourdissent et le contribuable lédonien est récompensé en monnaie de singe puisque en dépit des apparences il paye plus cher.

Quel talent, oui quel talent, faire durer stupidement un projet pour soigner sa… communication. Mais seuls les « gogos » y croient. Ainsi, quid de la mise en service du contournement de Lons, exemple même de la Pélissard Touch !?

Quid de grands projets structurants !?

Il existe bien d’autres exemples, il suffit d’assister aux conseils municipaux pour constater l’étalement dans le temps de projets mités par une multitude d’avenants. Tout ceci est révélateur d’une incapacité chronique à gérer, animer de grands projets structurants. Ainsi du TGV Rhin-Rhône passant sous le nez du maire tout à sa rivalité avec Dole.

En fait, le député sortant n’a pas confiance en lui, on le constate à ses discours staccato, minés par la répétition obsessionnelle de mots comme « transparence », « sincérité ». Ah c’est beau, on dirait du Mozart – on dirait, seulement…

Retard dans l’économie donc (quid d’une zone d’activités ancrée dans l’innovation ?) mais aussi dans la culture. Pensez donc, des cantons ont déjà leur médiathèque et Dole rayonne à ce niveau ! Monsieur Pélissard réduit la culture à un simple outil renforçant l’attractivité.

Le Jura veut respirer et non expirer !

Il résulte de tout ceci que de nombreux élus avouent plus ou moins bas leurs désillusions. La malheureuse affaire des fermetures d’école gérée avec inconséquence a notamment jeté le trouble. L’expérience « nationale » du grand écart engourdit le dynamisme made in Jura.

Le pays des lacs a l’habitude de se présenter urbi et orbi comme « le pays où l’on respire ». Le Jura veut respirer et non expirer, grâce à un changement de génération et de conception de l’action publique.

Danièle Brûlebois porte un projet d’égalité des territoires qui vaut toute expérience nationale. Sylvie Laroche possède une expérience concrète reconnue hors frontières dans des domaines come l’éducation permanente, l’insertion, la sécurisation des parcours professionnels

Oui, il se fait tard, monsieur Pélissard, et le charme est rompu depuis belle lurette.

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