Carnets Jurassiens

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Un livre de Bernard Cabiron

La beauté de la femme en... Résistance

Le mercredi 18 avril 2012, par Bernard Roux

On ne rendra jamais assez hommage au rôle joué par les femmes durant la guerre lorsqu’il s’agit de faire acte d’insoumission et de résistance. Ce que fit Lucie Aubrac pour faire évader son mari Raymond est très connu, notamment des élèves et lycéens francs-comtois – c’est en effet de Villevieux (Jura) que ce couple d’illustre mémoire prit son envol pour l’Angleterre.

Grâce au petit ouvrage de Bernard Cabiron paru en mars 2012 sous le titre « Thérèse l’insoumise », l’itinéraire d’une autre grande résistante est revécu via une écriture fluide, élégante – en empathie avec son sujet.

Icône de la famille des agents de liaison, « l’infrastructure de la Résistance » selon l’expression du Général de Gaulle, cette Dijonnaise est établie à Poligny depuis 1960. L’auteur décrit avec précision le rôle de ces agents de liaison, les méthodes employées (le vélo constitua un outil irremplaçable et Thérèse accumula les kilomètres !).

Historien par la méthode et reporter par le souffle, B. Cabiron permet au lecteur d’entrer dans la peau d’une femme hors pair, passant les épreuves de recrutement puis défilant le 8 mai 1945 en tant qu’officier.

Entre ces dates de l’hiver 42 et du printemps 45, Thérèse Vieille-Choquet, la Normalienne, a vécu drames et cruautés de la guerre, par chemins et forêts. Mais c’est au lecteur d’épouser son itinéraire de « jeune Française énergique et courageuse participant à la vie du maquis ave les plus brillantes qualités d’audace et de sang-froid » (citation du 13 juillet 1946).

Revenue à la vie civile en 1947, Thérèse servit la paix en tant qu’enseignante, sa vocation première, avec « la même foi du combattant ». Oui il faut lire cet opuscule de 22 pages à la fois en raison de l’exemplarité d’un esprit de résistance (toujours aussi nécessaire en 2012 pour faire face à toutes les remises en cause de l’humanité) et de la qualité historique et littéraire de l’auteur.

Bernard Cabiron, tout en se faisant le barde de Poligny et du Jura, sait choisir ses sujets – pour preuve « Steinbeck et les résistants du Jura » (ed L’Harmattan).

Mais pour l’instant saluons la femme héroïque, source de vie et d’actions dans les pires difficultés…

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