Carnets Jurassiens

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Une femme en Résistance(s)

Germaine Tillon, au coeur des ténèbres...

Le vendredi 28 octobre 2011, par Alice Breniaux

Le temps d’une petite semaine seulement (du 3 au 7 Octobre) la MJC de Lons est revenue sur le destin d’une femme d’exception, Germaine Tillion. Ethnologue et résistante française décédée en 2008 à l’ âge de 100 ans, cette femme fut tour à tour témoin, victime et acteur au sein du tourbillon effroyable des tragiques épisodes du XXème siècle. L’itinéraire et l’engagement de cette héroïne transparaissent à l’occasion d’une exposition ainsi que d’une représentation de l’opérette « Le Verfügbar aux Enfers. » écrite clandestinement durant sa déportation pour soulager la détresse de ses camarades.

Résistante de première heure, Germaine Tillion crée l’ un des premiers réseaux de la résistance « le Réseau de l’Homme » avant d’ être arrêtée à la suite d’une dénonciation en 1942. A Ravensbrück où elle est déportée, fidèle à sa mission d’ethnologue elle tente de comprendre l’organisation, le fonctionnement de ce camp de la mort ce qui lui permet dit-elle de supporter l’horreur de ce qu’elle vit.

«  C’est tellement important de comprendre ce qui vous écrase. C’est peut-être cela qu’on appelle exister.  »

Au coeur de la Barbarie, au plus près de l’inhumain, Germaine Tillion remet du sens, là où il n’ y en a plus, cherche à dire l’indicible.

Les archives du travail de mémoire qu’elle entreprendra à la suite de sa déportation sont conservés au Musée de la Résistance de Besançon.

En Algérie en 1954, elle s’élève contre la pauvreté économique et culturelle des paysans échoués dans les bidonvilles et crée ainsi en Octobre 1955 des centres sociaux consacrés à l’éducation populaire. Témoin dès 1957 des « événements » elle dénonce la torture dans les camps et les prisons d’ Algérie ainsi que les actes de terrorismes visant des civils européens. Elle favorise également le premier contact entre les dirigeants du FLN et le gouvernement français.

"Connais-toi toi-même !..."

Son approche des sciences humaines en général et de l’ethnologie en particulier sera bouleversée par ses expériences radicales au plus près des ténèbres. Il devient ainsi nécessaire de mêler l’expérience personnelle à l’observation.

« Je devais apprendre plus tard qu’il n’ y a qu’une expérience valable pour chacun de nous, celle que nous avons sentie dans nos propres nerfs et nos propres os, écrit-elle (...) Si l’on ne se connaît pas soi-même, on ne connaîtra jamais personne. »

nota bene : Plongez dans le très riche et documenté « Fragments de vie » de Tzvatan Todorov (Seuil) pour poursuivre votre rencontre avec cette femme d’exception.

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