Carnets Jurassiens

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"Un assassin blanc comme neige"

Ch. Bobin, enquêteur sur la piste de l’âme...

Le vendredi 17 juin 2011, par Alice Breniaux

Poète de la solitude, Christian Bobin nous convie à travers son dernier livre « un assassin blanc comme neige » (chez Gallimard) à une recherche de l’âme nourrie de différentes rencontres faites au détours d’une maison de retraite, d’ un bistrot, de la gare du Creusot...

Poète, romancier et essayiste, Christian Bobin est né en 1951 au Creusot où il réside toujours. Après des études de philosophie et divers petits métiers il s’essaye à l’écriture. Ses premiers écrits,assez courts, remportent un succès rapide après la publication de" Une petite robe de fête" chez Gallimard en 1991.

Il privilégie le style du fragment. Son écriture concentrée dresse de petits tableaux illustrant un moment.

Invincibilité et fragilité

Le remède face à notre monde souffrant passe par le recours à l’invincibilité des choses les plus fragiles. Ne resteront bientôt de tendres que les nuages, les fleurs et quelques visages de loups - des ces visages que la main manucurée de l’argent n’a pas encore nettoyés, qui gardent la parure d’une sauvagerie divine.

Chaque vers en prose sonne comme un aphorisme qui reste à jamais ancré dans l’herbier de nos mémoires. "Je vois parfois des choses si belles que je me réjouis de ne pas les posséder. Toute notre vie se passe à rentrer chez nous."

Solitude et liberté

Le goût de la solitude de l’auteur transparait dans chacun de ses poèmes. Le souffle du silence vient caresser délicatement ses mots finement ciselés. "Le renard à la rousseur pensive se risque dans le pré, à dix mètres de la table sur laquelle j’écris. Sa lenteur bénit l’herbe verte. Un grand maître passe." Ce funambule écrit au plus près du vide, de la mort ce qui rend son livre pleinement vivant et l’ emplit de grâce et de liberté. Les tombes s’ouvrent les unes après les autres comme des fleurs.

Réalité et vérité

Ce sédentaire voyage aux confins de l’être, là où l’âme se défait de ses atours après une patiente mise à nue. La simplicité et la justesse de son écriture transforment Bobin en tailleur de diamants bruts à la recherche de la quintessence des êtres. Ainsi, tel un explorateur, Bobin s’attache à retrouver le royaume où l’adulte et l’enfant vont d’un même pas, d’un même sourire.

Pareil à Orphée, Bobin nous présente la réalité sans voile s’approchant toujours plus près de la vérité.

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