Carnets Jurassiens

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Vous avez dit "aménagement lédonien" ?..

La ville ou l’école, le maire a choisi...

Le mercredi 16 février 2011, par Bernard Roux

Quand un débat en cache un autre... Tel pourrait être le ressort d’une mise en scène, à la fois banale et soignée, pour aborder la problématique scolaire de Lons le Saunier.

Pour le maire, la visée est purement comptable. Dans la mesure où il se plait à rappeler que ce n’est pas globalement un problème d’effectifs, il s’agit de savoir comment le chiffre global des élèves peut être abrité dans le minimum d’établissements de telle manière que les murs à financer soient moins nombreux et moins coûteux.

Cela aboutit à concentrer les effectifs au centre ville au détriment des quartiers périphériques.

L’illustration la plus frappante en est donnée par l’école des Toupes, à la périphérie de la ville au-delà de la voie ferrée, celle-ci étant vécue par certains comme une frontière.

Les Toupes traités comme un dernier petit village

Les témoignages existent qui montrent que les nouvelles familles arrivées dans le quartier se voient conseiller d’inscrire son ou ses enfants dans une autre école.

C’est tellement plus sécurisant pour l’avenir et cela va dans le sens de la nouvelle obsession du maire qui est de renforcer la centralité d’une petite ville menacée à ses yeux par le développement du rurbain.

À cet égard, l’ironie veut que le quartier des Toupes soit traité comme le dernier petit village de campagne à qui on a enlevé depuis bien longtemps son école, étant entendu que les villageois auront pour consolation le plein effet des transports scolaires - qui ne sont pas toujours enthousiasmants. On voit une fois de plus que dans cette affaire, l’école est traitée comme une vulgaire variable d’ajustement d’une politique dite d’urbanisme.

C’est faire bon marché de la demande des familles rendues de plus en plus anxieuses par les évolutions économiques et sociétales et pour qui l’école était encore la dernière garantie d’un avenir possible pour l’enfant.

Vers une ghettoïsation...

À Lons le Saunier, deux écoles desservent des quartiers réputés sensibles. Quel malheur, aux yeux de certains élus, qu’ils ne fassent pas qu’un seul ensemble.

De plus, dans cette conception, l’école n’est plus considérée comme motrice d’une animation sociale et culturelle. Cela veut dire qu’on s’oriente vers une ghettoïsation d’une couronne urbaine, prise entre le centre-ville et le développement du péri urbain. C’est pourquoi, quand on invoque l’intérêt général dont on sait que beaucoup de politiciens se sont déconsidérés à vouloir l’invoquer à tout bout de champ et à contre sens, on ne peut que sourire.

Ce sont des politiques qui finissent par conduire à la désespérance sociale.

Dans le cas lédonien, on voit que le choix a été fait en faveur d’une conception étriquée de la ville, au détriment d’une conception vivante de l’école.

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