Carnets Jurassiens

Les Carnets Jurassiens s’intéressent à la vie économique, politique, sociale, culturelle et environnementale du Jura d’abord, de la Franche-Comté ensuite - plus loin encore si nécessaire !
Accueil du site > Le Père Siffleur > Bon sang mais bien sûr, c'est une base de développement !
  • Calendrier
«janvier 2009»
lun.mar.mer.jeu.ven.sam.dim.
1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031

Aujourd'hui mardi 23 octobre 2018

  • Infos
  • Dernière modification :
    Le mercredi 2 mai 2018
  • Statistiques contenus :
    Articles : 411 -  Brèves : 8
    Sites : 3 -  Auteurs : 17
  • Statistiques visites :
    Aujourd'hui : 1001 -  Total : 680037
  • Article

Pasteur, Victor, Vuitton... tierce gagnante

Bon sang mais bien sûr, c’est une base de développement !

Le mardi 27 janvier 2009, par Bernard Roux

Qui, dans le Jura, a vraiment conscience que dans les crises graves, telle qu’on en connaît une actuellement, la réponse de sortie est dans le développement culturel et le patrimoine immatériel ? Qui sait que, pour progresser, il faut admirer en toute vérité ? Ne serait-il pas temps de jouer le scénario des fameuses « cinq dernières minutes », titre d’une série télévisée déjà ancienne ? « Bon sang, mais c’est...bien sûr !... »

Le Jurassien est amoureux du bon produit authentique. Il a été un des inventeurs et pionniers de l’AOC avec le comté. Les vins en ont partagé l’esprit au point d’imaginer la Percée du Vin Jaune ! Celle-ci doit de plus en plus maitriser son propre succès. Accueillir de 40 000 à 50 000 visiteurs n’est pas une affaire simple.

Le Jurassien aime les rencontres conviviales de toutes sortes autour du produit. Fondue, tartiflette, grenouilles et même choucroute etc. Ces repas sont tous générateurs de photos publiées consciencieusement dans la presse locale qui en fait un article de sa propre fortune. Tout ceci fait qu’on pourrait croire que l’on ne voit que le produit.

Certes, derrière le produit, il y a l’homme et son visage. Mais de celui-ci, tire t-on tout le profit collectif que le Jura pourrait en attendre ?

Trilogie jurassienne internationale

En effet le Jura a une chance énorme de compter les noms des trois Français parmi les plus illustres de la planète : Pasteur, Paul Emile Victor et Louis Vuitton. Il n’en a jamais fait ses ambassadeurs et à travers leur nom, des porteurs de projets qui soient à la mesure de ces grands noms.

Bien sûr, que faire du nom Vuitton, symbole mondial des industries de luxe quand on reste un département « crotté » pour reprendre l’expression de Richelieu au sujet de son propre diocèse de Luçon !?

Il aurait fallu, en temps utile, instituer un dialogue créatif et fécond entre les artisans et les métiers d’art, d’une part et les descendants du natif d’Anchay, d’autre part.

Des communicants talentueux auraient pu proposer des actions à partir de l’image de l’église de Saint-Hymetière (où fut baptisé Vuitton) riche de savoirs fondateurs et de beautés singulières.

Bien sûr, que faire d’un Paul Emile Victor, tant et constamment admiré des Français, si l’on en croit les sondages ? Qu’en faire quand on ignore la richesse de son œuvre dans les domaines de la science, de l’aventure et du rêve ? Qu’en faire, quand on n’a pas un Nicolas Hulot de service, alors que les thématiques portées par notre ujrassien sont d’une actualité brûlante, et ce pour longtemps ? Qu’en faire quand on ne sait pas accompagner les enfants de Paul Emile Victor dans leur quête de l’enracinement de leur père dans un projet à la fois jurassien et universel ?

Conscience, matière grise et esprit "commando"

Bien sûr, que faire de l’immense Pasteur, sinon témoigner de sa vie à travers les sites de Dole et d’Arbois, avec des moyens limités ? Ironie du sort, c’est un musée du produit, la Vache qui Rit, qui rassemble des millions d’euros, dont deux fournis par les collectivités territoriales !

Si réellement, chez ceux qui font profession de décideur, il y avait un peu de conscience des cinq dernières minutes, on pourrait monter des projets d’envergure, notamment autour des noms de Pasteur, et de Paul Emile Victor. Mais pour cela, il faut avoir conscience que tout repose sur la matière grise. Il faut aussi sortir des carcans, des mesquineries et des radineries pour œuvrer dans un esprit « commando ».

Pour dynamiser le Jura et le rajeunir, il faut le vouloir avec le concours de ses plus beaux alliés qui sont ses grands hommes.

  • Il n'y a aucune image...
  • Il n'y a aucun document...
  • Il n'y a aucun mot-clé...
  • Il n'y a aucun commentaire...
Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP | Mgs MGS