Carnets Jurassiens

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Un film de l’IRIM

"Le Ruban" vert sur fond de fer...

Le mercredi 1er février 2012, par Alice Breniaux

Le documentaire « Le Ruban », dernière réalisation de l’Institut Régional Image et du MultiMédia (IRIM) de Franche Comté, revient sur l’œuvre végétale éponyme de l’artiste Joël Auxenfans créée dans le cadre d’un partenariat avec le Consortium et le FRAC de Franche Comté au sein de la nouvelle gare TGV d’ Auxon.

La création paysagère se constitue d’un ruban de végétation composé de buis et de lavandins d’une longueur de 450 mètres et d’une largeur de 12 mètres ponctué de quatre panneaux en mélèze offrant une surface d’exposition à des affiches proposées par le FRAC.

Le paysage mute dans la lenteur, le TGV passe...

Le choix d’une gare TGV comme lieu d’exposition de cette œuvre paysagère apparaît comme essentiel pour réinterroger les notions de perception, de vitesse et de temps.

Deux temporalités inconciliables se rencontrent et engagent un dialogue auquel le voyageur se voit convié. L’Homme moderne dans sa course effrénée après le temps côtoie la lenteur propre au monde végétal.

Embarqués dans des trains lancés à folle allure, les voyageurs perçoivent des paysages sans jamais les regarder. Ceux-ci ne servent que de fond d’écran à la projection de leurs pensées. Leur regard les voit sans jamais les saisir.

Le train s’arrête, la conscience s’éveille

Mais, arrivé à la gare d ’Auxons, le voyageur-spectateur est invité à une expérience esthétique.

Le train longe le même décor sur plus de quatre cent mètres donnant le sentiment d’annulation de toute vitesse. Que se passe-il ? Le temps s’est-il arrêté ? La succession continue des paysages est soudain perturbée par un arrêt sur image de quelques secondes. Un malaise s’installe...

Comme au cinéma, la bobine patine. Le voyageur somnolant est brusquement tiré de ses rêveries. Passive jusqu’alors sa conscience se réveille. Son attention engourdie sort de sa torpeur. L’étonnement constitue le point de départ essentiel à toute remise en cause...

« épouser la lenteur du lierre à l’assaut de l’éternité de la pierre »

Une fois à quai l’expérience esthétique se poursuit... Le voyageur découvre l’œuvre dans ses détails. Ses différents sens sont tour à tour sollicités : nuances des couleurs, bourdonnement mélodieux des abeilles besogneuses, effluves multiples des bouquets de buis et de lavandin...

La création paysagère se veut en perpétuelle évolution. La modification des végétaux en fonction des saisons offre ainsi aux voyageurs-spectateurs un tableau végétal à chaque fois renouvelé. Le Temps apparaît comme le seul et véritable artiste de l’œuvre.

Le rapport entretenu avec le temps détermine notre niveau de perception de la réalité extérieure. Ainsi le Ruban semble une invite tout comme le prescrit René Char à « épouse[r] le ralenti du lierre à l’assaut de la pierre de l’éternité. »...

Un clic pour dérouler plus avant « Le Ruban » et découvrir J. Auxenfans http://www.legymnase.biz/actu/home.php ?page=press

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